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La chronobiologie, second volet : dérèglement des rythmes fondamentaux et simulateur d’aube

On dit d’un individu qu’il est en phase lorsqu’il vit et travaille aux heures de meilleure performance et se repose ou dort dans les moments de faible performance, travaille le jour, vit à la lumière extérieure, possède une vie sociale régulière. Cette notion est très importante pour comprendre certaines pathologies du sommeil.
Par contre, les rythmes fondamentaux peuvent se dérégler chez les personnes qui vivent en-dehors de ces repères temporels : vie en dehors du temps, sans alternance jour/nuit, nombreux changements d’horaires, horaires décalés ou variables, travail de nuit, forts décalages horaires…
Plusieurs études de “vie hors du temps” réalisées sur des sujets volontaires isolés dans des grottes ou dans des bunkers, l’ont prouvé :
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Ce sont les donneurs de temps extérieurs (horaires sociaux, alternance jour/nuit) qui règlent chaque jour notre mécanisme biologique sur 24 heures, envoyant à notre corps et à notre cerveau des signaux qui leur permettent d’adapter nos rythmes internes à notre environnement
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Au bout de quelques semaines, on voit apparaître un dérèglement du rythme veille-sommeil : certains cycles “jour-nuit” atteignent 60 heures, d’autres ne durent que 12 heures. Pourtant, le cycle de la température reste stable sur 25 heures (durée innée du cycle circadien). Le sujet vit donc à contretemps de ses rythmes de cortisol (hormone de régulation du métabolisme) et de température. Il dort en phase “chaude”, s’active, travaille et mange en phase froide. Il n’existe plus de relation de phase stable entre, d’une part, la température, la sécrétion du cortisol et d’autres constantes biologiques, et d’autre part, les rythmes éveil-sommeil. Chacun de ces rythmes oscille de façon autonome, on parle alors de syndrome de désynchronisation interne.
Le simulateur d’aube peut aider les personnes sujettes à ce syndrome à réguler leur rythme fondamental veille-sommeil et par là-même leurs problèmes de sommeil ou de santé liés à ces dérèglements.
La chronobiologie, premier volet : comprendre nos rythmes biologiques

La chronobiologie étudie les rythmes biologiques des êtres vivants.
L’être humain est caractérisé par une activité diurne et tous ses rythmes biologiques, son organisation temporelle, répondent à la nécessité de faire face, physiquement et intellectuellement, à son activité diurne. Ainsi, les performances du système nerveux (attention, coordination motrice, mémoire), la force musculaire, la fréquence cardiaque et respiratoire atteignent leur maximum au cours de la journée. Par contre, d’autres variations biologiques, comme le taux des lymphocytes qui participent à la défense anti-infectieuse de l’organisme, sont maximales au milieu de la nuit.
Comprendre cette notion d’organisation temporelle a une réelle importance pratique. Pour ne citer qu’un exemple, les accidents de voiture ou d’avion dus à une “erreur humaine” se produisent souvent vers 2 ou 3 heures du matin, quand les potentialités physiques et intellectuelles sont au plus bas.
Les rythmes circadiens de vigilance
Entre autres fonctions biologiques, les rythmes circadiens définissent, sur une durée d’environ 24 heures, le rythme veille-sommeil. Dans les conditions normales, cette alternance est synchronisée par le rythme jour-nuit.
Au cours des 24 heures, notre vigilance atteint des hauts et des bas, selon un tracé sinusoïdal corrélé à l’heure du soleil, identique ou presque chez tous les humains. La courbe parallèle de notre température corporelle influence aussi notre état de vigilance : phase active et efficace lorsque la température s’élève, vigilance diminuée lorsque la température baisse.

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entre 5 et 8 heures du matin : phase active, chaude
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entre 11 et 14 heures : phase de fatigue, de faibles performances physiques
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entre 17 et 20 heures : nouvelle phase de haute vigilance
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entre 23 heures et 2 heures du matin : phase de fatigue, de très faible vigilance
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entre 2 et 5 heures du matin : phase la moins active



















