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L’éclairage au travail – troisième partie
Abordons le choix des appareils d’éclairage pour les différents types de poste de travail.
Pour les tâches qui ne nécessitent pas de distinguer des détails, un éclairement inférieur ou égal à 300 lux, correspondant à l’éclairage dit « général » suffit. Il faudra choisir des luminaires adaptés à la hauteur sous plafond, au volume de la pièce, à l’activité.
Pour les postes de travail qui demandent beaucoup de déplacement et qui, de surcroît, nécessitent des niveaux d’éclairement plus élevés (allant de 400/500 lux à beaucoup plus), le choix des appareils d’éclairage s’avère plus compliqué. En effet, la logique voudrait que l’on augmente le niveau général d’éclairage de la pièce en multipliant, par exemple, le nombre de suspensions ou de néons. Cette solution n’est en fait que peu satisfaisante, car elle engendre des coûts élevés à l’achat, mais aussi une augmentation de la consommation énergétique. Deux autres pistes peuvent alors être explorées : diminuer les besoins d’éclairement en évitant que l’opérateur ait à lire de petits caractères, par exemple en prévoyant un étiquetage avec des caractères plus gros ; ou bien rassembler ces tâches dans un endroit qui pourrait alors être traité comme un poste de travail fixe.
Dans le cas où le poste de travail ne requiert pas de déplacements répétés mais s’étend sur plusieurs mètres, le choix des appareils devra s’orienter vers plusieurs sources de lumières suspendues au-dessus de la zone concernée. Les postes de contrôle qualité illustrent bien cette problématique.
Enfin, le dernier cas de figure concerne les zones de travail d’espace limité mais dédiées à des tâches minutieuses, de lecture ou d’écriture (travail de bureau, horlogerie, etc.). Ici, il faudra privilégier des lampes posées sur le plan de travail ou directement intégrées aux machines utilisées.
L’éclairage au travail – seconde partie

Voici le second volet de notre série sur l’éclairage au travail : les principes à respecter pour un bon éclairage du poste et du local de travail.
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Assurer un éclairement suffisant
En fonction de la tâche du travailleur, le niveau d’exigence en matière d’éclairement peut varier considérablement. On distinguera deux catégories : les postes qui ne nécessitent pas de percevoir des détails et ceux qui, au contraire, le doivent. Pour les premiers, un éclairement de 300 lux environ est suffisant ; les seconds auront besoin d’une luminosité comprise entre 500 et 1 000 lux.
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Eviter l’éblouissement
Pour cela, il convient de vérifier comment se diffuse la lumière naturelle dans le local et par rapport au poste de travail. Il faut aussi veiller à ce qu’aucune source lumineuse artificielle non protégée n’apparaisse au-dessus d’un angle de 30° de la ligne horizontale partant de l’œil. De même, il est préférable que les tubes fluorescents soient placés perpendiculairement à la ligne de vision. Enfin, il faut limiter, voire éviter les parois brillantes, car elles sont réfléchissantes.
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Eviter les contrastes trop importants dans le champ visuel
Un bon contraste entre ce qui est sous nos yeux et le fond en général, est nécessaire. Cependant, des écarts trop importants peuvent être inconfortables pour l’opérateur. Sur la zone de travail, l’éclairage doit être assez homogène. Il faut aussi s’assurer que les écarts entre l’éclairement de la zone de travail et l’éclairage général du local ne soient pas trop élevés.
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Tenir compte des caractéristiques intrinsèques et extrinsèques des opérateurs
Les besoins d’éclairage de la zone de travail peuvent en effet varier avec l’âge de l’opérateur et de la nature de son travail. Lorsque la tâche à accomplir nécessite un éclairement élevé, on peut y répondre en installant des lampes réglables en hauteur, en direction et en intensité.
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Assurer un rendu des couleurs compatible avec le travail
Pour les métiers où les couleurs jouent un rôle important, il vaut mieux privilégier des lampes avec un indice de rendu élevé (IRC de 9) ainsi qu’une température de couleur intermédiaire (4 000 K).
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Intégrer la maintenance des appareils dans les décisions d’achat
Pour optimiser la partie maintenance des appareils d’éclairage, il faut considérer leur remplacement et leur entretien régulier (dépoussiérage, entretien des réflecteurs et grilles). Le choix de lampes à longue durée de vie (comme les ampoules à LED) évite d’avoir à les remplacer trop souvent. De même, si on limite, dans l’entreprise le nombre de références (lampes et ampoules), on en facilite le remplacement. Enfin, lors de l’installation du dispositif d’éclairage, installer des systèmes de commandes et de programmation permet de réaliser des économies.
L’éclairage au travail

Il est capital de penser l’éclairage des lieux de travail en fonction des situations et des contraintes propres à chaque fonction, afin de garantir le niveau de sécurité adéquat et un confort visuel pour le travailleur. En effet, un éclairage approprié réduit les risques de fatigue visuelle, les mauvaises postures et les risques d’accident du travail. L’enjeu est à ce point important qu’il est réglementé par le code du travail. De plus, l’éclairage et l’ergonomie visuelle sont visés par des normes NF.
Le bon éclairage du poste de travail dépend de plusieurs facteurs :
- L’apport en lumière du jour
- Le choix des lampes et luminaires
- Les couleurs et facteurs de réflexion des parois du local et des surfaces de travail
- La géométrie du local
- L’implantation des postes
Il faut, par conséquent, respecter certains principes, tels qu’assurer un éclairement suffisant, éviter l’éblouissement des opérateurs, éviter des contrastes trop forts dans le champ visuel. Mais il convient aussi de tenir compte des caractéristiques intrinsèques et extrinsèques des opérateurs, trouver l’adéquation entre le rendu des couleurs et les tâches à accomplir et englober la maintenance des appareils d’éclairage dans les décisions d’achat.
Nous détaillerons ces principes dans la deuxième partie de ce dossier.



















