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L’éclairage au travail – troisième partie

posted by admin
Vendredi, février 26, 2010

Abordons le choix des appareils d’éclairage pour les différents types de poste de travail.

Pour les tâches qui ne nécessitent pas de distinguer des détails, un éclairement inférieur ou égal à 300 lux, correspondant à l’éclairage dit « général » suffit. Il faudra choisir des luminaires adaptés à la hauteur sous plafond, au volume de la pièce, à l’activité.

Pour les postes de travail qui demandent beaucoup de déplacement et qui, de surcroît, nécessitent des niveaux d’éclairement plus élevés (allant de 400/500 lux à beaucoup plus), le choix des appareils d’éclairage s’avère plus compliqué. En effet, la logique voudrait que l’on augmente le niveau général d’éclairage de la pièce en multipliant, par exemple, le nombre de suspensions ou de néons. Cette solution n’est en fait que peu satisfaisante, car elle engendre des coûts élevés à l’achat, mais aussi une augmentation de la consommation énergétique. Deux autres pistes peuvent alors être explorées : diminuer les besoins d’éclairement en évitant que l’opérateur ait à lire de petits caractères, par exemple en prévoyant un étiquetage avec des caractères plus gros ; ou bien rassembler ces tâches dans un endroit qui pourrait alors être traité comme un poste de travail fixe.

Dans le cas où le poste de travail ne requiert pas de déplacements répétés mais s’étend sur plusieurs mètres, le choix des appareils devra s’orienter vers plusieurs sources de lumières suspendues au-dessus de la zone concernée. Les postes de contrôle qualité illustrent bien cette problématique.

Enfin, le dernier cas de figure concerne les zones de travail d’espace limité mais dédiées à des tâches minutieuses, de lecture ou d’écriture (travail de bureau, horlogerie, etc.). Ici, il faudra privilégier des lampes posées sur le plan de travail ou directement intégrées aux machines utilisées.

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éclairage salle de classe

Une étude américaine de 1999 portant sur 21 000 élèves d’écoles élémentaires, une des plus vastes jamais menées sur les effets de la lumière naturelle en milieu scolaire, suggère que les enfants apprennent plus vite et réussissent mieux au niveau scolaire en bénéficiant de plus de lumière du jour.

Les chercheurs ont découvert que les notes s’amélioraient de 26% en lecture et de 20% en mathématiques dans les salles de classes éclairées par de la lumière naturelle. L’étude a également démontré que les élèves qui suivaient leurs cours dans des classes ayant plus d’éclairage naturel réussissaient 25 % en plus aux examens, que les autres élèves dans la même école.

Lisa Heschong, un des auteurs de la recherche a déclaré : “Nous avons été complètement déconcertés devant l’ampleur de nos découvertes… J’aurais été enchantée de trouver juste 1% à 5% d’effet”…

La principale explication à ces résultats est que l’éclairage par la lumière naturelle augmente l’apprentissage en stimulant la vue, l’humeur et/ou la santé des élèves et des professeurs.

John B. Lyons, un dirigeant du Département d’Education qui contrôle la construction d’écoles, est très net sur cette étude « C’est l’une des premières études à démontrer une nette corrélation entre la lumière du jour et la réussite. Il faut vraiment en tenir compte ! »

Ces conclusions vont en effet à l’encontre de la théorie architecturale scolaire des années 1970 qui supprimait les fenêtres dans les classes de façon à ce que les élèves ne soient pas distraits par les allées et venues extérieures…

Et si au lieu de tenter sans arrêt de nouvelles expériences basées sur des programmes alternatifs, de nouvelles méthodes d’enseignement, de nouveaux livres, un enseignement post-scolaire, des sessions le samedi et même une année scolaire plus longue, on agrandissait tout simplement les fenêtres des classes ?

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